Oudy Keïta

CréatrIce de la marque “Oudy” et promotrIce de l’espace “ Oudy K Sô”

Présentez vous en quelques mots

Je suis oudy Keïta, une franco malienne de 28 ans issue d’une famille de 6 enfants. dans la vie j’aime la mode, le voyage, la culture et les gens et je suis une personne très connectée (cf digital native) . Je suis diplômée du programme grande École de Grenoble École de Management spécialité « road to market ». Actuellement installée à Bamako depuis le 1er novembre 2018, j’ai lancé ma marque de vêtements made in Mali “oudy K” et je suis promotrice de l’espace “ oudy K sô” depuis février 2021. en parallèle, je suis responsable marketing digital dans une agence de com- munication de la place.

Quelles sont vos activités ?

en février 2021, nait oudy K sô (La Maison oudy K), un concept qui réunit une boutique avec des vêtements de la marque « oudy K » et des articles panafricains, un espace salon, un espace coworking et un espace piscine. oudy K sô se veut être une sorte de power house qui allie lieu de vie et espace de développement (d’empowerment).

parlez-nous de oudy K so? Comment vous est venue l’idée de lancer ce projet?

oudy K sô est le prolongement de l’idéologie de la marque de vêtements oudy K qui est persuadée que «la richesse est chez soi».

À travers la marque oudy K qui est une marque de vêtement afropolitaine. il y a un désir d’emporwerment de la personne qui porte les vêtements (la marque propose des vêtements minimalistes et sophistiqués pour homme et pour femme qui se veulent être le prolongement de la personnalité de chacun) mais aussi des populations via de la création d’emplois. C’est un projet du Mali et au Mali pour le reste du monde.

qu’est ce qui vous a poussé à aller vers l’entrepreneuriat et à oser vous lancer ?

Au départ je n’ai pas choisi l’entrepreneuriat mais j’ai osé dire non à une opportunité d’offre d’emploi au sein de Clarins en tant que chef de produit junior dans le soin pour un rêve d’enfant. en effet, étant plus jeune je voulais travailler dans la mode et être styliste. alors j’ai dit non à cette opportunité pour choisir de me laisser une chance de réaliser ce rêve .

quelles sont les principaux défis selon vous en entrepreneuriat lorsqu’on est une femme?

Les principaux défis liés à l’entrepreneuriat sont multiples au-delà d’être une femme dans l’entrepreneuriat.Tout d’abord, l’instabilité à laquelle on fait fasse. Le pays est assez instable et cela se fait ressentir économiquement parlant. Pour ma part, je suis aussi salariée à côté actuellement afin de mieux appréhender le contexte malien mais aussi pour limiter les risques. de plus, en tant qu’entrepreneur on est soumis à beaucoup de stress et à des heures de travail importantes. il est difficile de trouver parfois et au départ un équilibre . Étant une femme, le volume horaire d’heures effectué peut être mal compris et être une source de reproche. Je privilégie généralement mon travail aux événements sociaux et cela peut être mal perçu.

Les avantages s’il y en a?

Les avantages d’avoir suivi mon rêve qui m’a poussé à entreprendre c’est tout d’abord je sais que je suis allée au bout des choses. Cela veut dire que j’aurais vraiment vécu en faisant ce que j’aime, je n’aurais pas laissé un rêve en suspens mais je l’ai fait devenir réalité. rien que ça c’est déjà une fierté . Je me rends également compte qu’en ayant suivi mon cœur, cela m’a ouvert des portes inimaginables, ça m’a permis de faire des rencontres improbables et ça m’a beaucoup appris sur moi même. entreprendre par amour ou encore par passion c’est ce qui fait tenir quand tout va mal.

Entreprendre offre une certaine source de liberté mais aussi de responsabilité. Lorsque vous entreprenez vous avez la possibilité d’impacter votre environnement et de créer concrètement de la richesse pour vous et pour autrui.

Un dernier mot pour nos lectrices?

un dernier mot pour vous mesdames… soyez amoureuses de ce que vous faites, ça fera toute la différence !

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Edito SadioMag n.19

Mariam Kaidama Sidibé