Psydesigner, courtier en données personnelles : QUE FEREZ-VOUS EN 2030 ?

En mars 2017, une étude menée conjointement Dell et l’Institut pour le Futur avançait que 85% des métiers de demain n’existaient pas encore. En cause : la «ringardisation» de certaines professions combinée à l’essor des nouvelles technologies, comme la robotique, la réalité virtuelle et augmentée, le cloud computing, ou encore l’intelligence artificielle, qui pourraient se substituer partiellement ou totalement à de nombreuses activités humaines, sans doute même aux plus intellectuelles…

Les sociétés ne cessent de traverser par des transformations majeures qui affectent leurs modes de vie et de consommation. Ainsi et avec l’évolution technologique, certains métiers risquent de disparaître tandis que d’autres, qui n’existent pas encore, vont voir le jour dans les prochaines années. Comment se préparer aux métiers qui n’existent toujours pas ? Le numérique est devenu un secteur dynamique incontournable. L’intelligence artificielle, la digitalisation ou la robotique tous des synonymes qui contribuent à la fois à la suppression d’emplois et à la création d’autres.

UN CADRE INCERTAIN

S’il existe un mot qui définit quelle sera la nature du travail du futur, c’est le mot « incertitude ». En fait, selon certaines études, la grande majorité des professions du futur n’existent tou- jours pas. Selon Carl Benedict Frey et Michaël Osborne, deux chercheurs d’Oxford, certains métiers ont 1% de chances de disparaître tels que les audiologistes, les nutritionnistes, les instituteurs ou même les pharmaciens. Quant aux opérateurs radio, les téléconseillers, les responsables d’ouverture de comptes-clients, les caissiers, les commis de commande ou les chauffeurs de taxis, ils ont plus de 90% de chances de disparaître. En d’autres termes, les métiers qui sont susceptibles de disparaître sont des professions automatisables.

ALORS ET VOUS,
QUE FEREZ-VOUS EN 2030? QUELQUES PISTES POUR VOUS DONNER DES IDÉES…

Selon une estimation du World Economic Forum, 65% des enfants qui entrent en primaire feront des métiers qui n’existent pas encore. Quant à Thomas Frey, futurologue, directeur exécutif de l’Institut Da Vinci, il prévoit la disparition de deux milliards de postes d’ici 2030. Jusqu’à ce moment, chaque travailleur avait un objectif fixe : le contrat à durée indéterminée. Mais de nombreux experts annoncent que le modèle de travail du futur sera basé sur des projets, augmentant la mobilité et la diversité des carrières professionnelles. De ce point de vue, il sera extrêmement étrange que des personnes travaillent toute leur vie pour la même entreprise.

Une chose est sûre, certains domaines d’étude seront plus prisés, telles que les fameuses (STEM) les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. Le défi des prochaines années est la transition vers un monde du travail numérique avancé.

Bien entendu, les étudiants en sciences humaines ne doivent pas abandonner leur amour pour les arts, car la réussite de leur avenir et de leur bonheur dépend de la poursuite de leur carrière. De plus, cinq des compétences clés pour un emploi futur impliquent l’utilisation de compétences humaines clés telles que :

  • L’élasticité mentale et la résolution de problèmes complexes,
  • La pensée critique,
  • La créativité,
  • Les compétences sociales,
  • La connaissance Interdisciplinaire.

24 MILLIONS D’EMPLOIS POUR LE CLIMAT, ET MOI ET MOI ET MOI

Un autre moteur pour l’emploi de demain : le climat. À elle seule, la lutte contre le réchauffement climatique devrait créer 24 millions d’emplois dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Un marché dopé par le développement des énergies renouvelables, la conception et l’entretien des voitures électriques ou encore l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les bâtiments existants et futurs.

LE RÔLE DE L’APPRENTISSAGE

Selon Heather McGowan (stratège de l’avenir du travail, conférencière, auteure et conseillère), la première clé pour réussir la transition est par l’éducation. Pour elle, l’éducation est synonyme d’ap- prentissage (on parle de savoir-apprendre et savoir-chercher). Elle explique que dans le passé, « on apprenait pour travailler. On construisait notre identité grâce au diplôme obtenu, à la position dans l’entreprise. La première question qu’on nous posait est ‘Que faites-vous dans la vie ?’ pour savoir quel genre de personne on est. Alors que maintenant, nous devons travailler pour continuer à apprendre ». Enfin, un petit conseil donné par Heather Mc- Gown aux parents : « Ne demandez plus à vos enfants ce qu’ils veulent devenir quand ils grandiront mais demandez-leur plutôt par quelle manière ils y arriveront »

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