« Support Black-owned businesses »

Un nouveau mouvement ?

En juin, le magazine Forbes a dévoilé un nouvel article «100 black-owned business to support», cent entreprises appartenant à des Noirs à soutenir. Depuis des années, en particulier aux États-Unis, les afro-américains se soutiennent en s’incitant à «consommer noir».

Le mouvement prend de plus en plus d’ampleur et a été remis sur le devant de la scène suite à la mort de George Floyd. Soutenir des entreprises détenues par des noirs, en particulier les petites et moyennes, est devenu un nouveau moyen de revendiquer une partie du pouvoir. Forbes parle de «voting with your pocketbook». D’après le magazine économique américain, cette action permettrait de voir un changement dans une société capitaliste. Il n’est pas étonnant que ce mouvement grandisse aux États-Unis. La société américaine montre de nombreuses disparités entre la classe dominante et les minorités. Le classement des premières entreprises américaines «Fortune 500 PDG» ne comprend que 4 afro-américains, aucun d’entre eux n’étant une femme. En 1909, l’organisation NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) voit le jour. Elle agit dans le but d’assurer l’égalité de tous les citoyens et éliminer la discrimination raciale. Récemment la NAACP s’est associée à BeyGOOD afin de soutenir financièrement les petites entreprises appartenant à des noirs, plus durement touchés par la pandémie.

Au-delà des organisations, dans un élan de solidarité, les consommateurs veulent également mettre fin aux inégalités en soutenant des petites entreprises locales. Que ce soit pour acheter des produits capillaires, une nouvelle paire de chaussures ou un service comme aller au spa, de plus en plus de personnes feront l’effort un nouveau mouvement ? de rechercher des entreprises de taille modeste appartenant à des noirs. Quelques plateformes, pages Facebook et magazines ont vu le jour afin de guider les consommateurs. Récemment ce sont les Telfar bags, sacs de luxe, crées par Telfar Clemens un libérien-américain, qui se trouvent au cœur de toutes les conversations sur les réseaux sociaux. Le sac, au prix relativement abordable est porté pas tous. Le slogan de la marque «it’s not for you, it’s for everyone» représente leur philosophie inclusive. Poster une photo de soi avec son itbag Teflar est devenu une fierté. D’abord parce que la marque, gagnant en popularité, est souvent en rupture de stock, mais surtout parce que c’est un signe d’engagement, presque une forme de ralliement. Le mouvement se délocalise lentement dans les différentes diasporas issues de l’immigration africaine dans le monde. En France, en Belgique et dans de nombreux autres pays, une volonté de se soutenir émerge dans la jeunesse. Consommer local en Afrique de l’Ouest : une philosophie La philosophie du « Support Black Owned Business » n’est pas inédite chez nous en Afrique. Beaucoup se rendent au marché pour acheter fruits et légumes locaux avant de compléter leurs achats au supermarché. Nos couturiers designent et coupent nos tissus pour petite et grande occasions. En février 2019, à Paris un séminaire avait été organisé par le Comité Français pour la Solidarité Internationale sur le thème « Consommer Local : l’avenir de l’alimentation en Afrique de l’Ouest ». Chez Sadio, nous pensons que cet enjeu dépasse le marché de l’alimentation. En effet de nombreux secteurs pourraient en bénéficier. Aujourd’hui, un nouvel essor a lieu, les produits de beauté, surtout ceux consacrés à nos cheveux, sont de plus en plus produits et achetés localement. La skincare, propre à la peau noire, la décoration d’intérieur, le matériel scolaire, le jeu vidéo… tous ses marchés pourraient croître grâce à l’acte de consommer local. Cette philosophie permet à de nouveaux talents d’être découverts et de se développer. Au-delà d’un « acte de patriotisme économique » consommer local est gagnant-gagnant. Le rayonnement apporté aux différents acteurs locaux se reflètera sur le reste de la région.

Au Sénégal par exemple, le Dakar Farmers Market se tient mensuellement. Mis en place par une sénégalaise-américaine, Docteur Caamo Kane, le DFM est inspiré par les « farmers market » étasuniens. Cette initiative s’inscrit dans une volonté prononcée de consommer local, mais surtout mieux. Pour la plupart, l’acte de consommer local rime avec qualité et bien-être. On associe les produits, mais également services, locaux avec une proximité à la nature et à l’essentiel. Il est vrai que des produits et services réalisés à plus petite échelle pourront nous offrir une expérience plus personnalisée. Acheter du karité ou se procurer un ensemble de chaises auprès d’une PME locale offrent plus de satisfaction et d’assurance de qualité du fait de la proximité avec le producteur. Le développement du digital nous offre également de nouvelles opportunités afin de consommer local. Tout un marché et un énorme champ des possibles reste à découvrir!

 

 

SADIO B2B. Benefit to Business Back to Black. Sur cette nouvelle plateforme, nous serons solidaires. Artistes peintres, designers, traiteurs, coiffeurs, blogueurs, pâtissiers, web creators… tous vos business auront leur place. Un objectif: mettre à l’honneur nos entreprises. SADIO B2B vous permettra de consommer local et de soutenir des entreprises naissantes, créées par nos talents, pour le monde.Que ce soit à un niveau national, régional, nous pouvons nous entraider. Contribuons au développement de nos entreprises. Suivez SADIO B2B et soutenons-nous

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